Le journal Ouest France, en partenariat avec l'association Lilavie et avec l'association Art'Sign, propose sur son site internet, un nouveau service.
Le vendredi, une fois tous les 15 jours, des articles en français facile, traduits en langue des signes, sont mis en ligne. Si ce site plaît et intéresse,
la diffusion se fera chaque semaine.
Prochainement, il sera possible de s'inscrire, pour recevoir une alerte mail, informant dès que de nouveaux articles sont proposés.
N'hésitez pas à envoyer votre avis, vos remarques, pour que le service évolue. Et aidez à le faire connaître, pour quil puisse continuer à exister !
Pour en savoir plus :
http://www.ouest-france.fr/actu_sourds_-L-info-en-francais-facile_2034160_dossiers.Htm
Cordialement,
L'équipe Info-Fax
Association Lilavie
Services Info Fax / Vite Lu
15-17, Quai Gambetta
53000 LAVAL
Tel : 02.43.53.18.34
Fax : 02.43.53.42.32
Mail : info.fax@wanadoo.fr
Mail : vite.lu@wanadoo.fr
Site : www.lilavie.fr
Le journal Ouest France, en partenariat avec l
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Rédigé à 18:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
Méfiez-vous des interprètes en langue des signes qui travaillent pour la Mafia, ils ne sont pas toujours fidèle dans leur traduction.
En voici un exemple :
Luigi Costello, un des parrains de la Mafia new-yorkaise, s'est fait voler un million de dollars par un de ses capos, Tony dit le sourd. Il devait récupérer la mallette remplie de billets après d'une livraison de drogue mais depuis 2 jours il a disparu avec l'argent.
Fou de rage, Luigi lance tous ses hommes à sa recherche. Une semaine plus s'écoule et finalement Tony se fait coincer dans sa planque près du pont de Brooklyn. On le conduit alors sans ménagement dans le bureau du Parrain. Celui dernier hurle, s'agite, le frappe mais rien n'y fait, Tony ne comprend rien.
Alors Costello ordonne : "Faites venir Mario l'interprète en langue des signes".
Quelques heures après, Mario arrive et Costello tout mielleux demande :
- "Tony, regarde j'ai fait venir exprès un interprète donc maintenant tu comprends tout ce que je dis, tu n'as plus d'excuses. S'il te plait dis-moi où est l'argent et je passerai l'éponge, c'est promis".
L'autre fait non de la tête.
- "Tony, ne me mets pas en colère. Dis-moi où tu as mis l'argent!"
L'autre, le visage fermé, fait de nouveau non.
- "Tony ! hurle Costello, si tu ne me dis pas tout de suite où est le fric, je te fais découper à la tronçonneuse et je coule les morceaux dans le béton ! Et, Mario tu lui traduis mot pour mot ce que je viens de dire sinon tu le rejoins dans le béton ! Capito ?"
Et Mario fidèlement interprète en langue des signes italiano-américaine chacune des paroles de son boss.
Alors Tony qui sait bien que le Parrain ne plaisante pas commence à paniquer et répond en signant à toute vitesse : "j'ai pas touché au million de dollars, il est toujours dans la mallette et je l'ai planquée à la consigne de la gare de Grand Central casier 289. La clé est dans ma chambre, sur la moulure au-dessus de la porte".
- "Mario tu traduis ! Il a dit quoi avec ses mains ? demande le parrain.
- Il dit que vous n'avez rien dans le pantalon et que vous n'oserez jamais le faire exécuter !" .
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trouvé sur ce blog
Rédigé à 20:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
Hier soir, les voeux en direct du président de la république ont été un excellent moyen de faire une étude comparative sur l'intérêt que porte telle ou telle chaine aux sourds.
Mettons nous donc un instant dans la "peau" d'un sourd. Et rappelons nous que la langue d'un sourd est la LSF, et que 80 % des sourds ont quelques difficultés à lire le français.
5 chaines (tnt) rediffusaient en direct le discours.
sur TF1 :
discours sous titré par un logiciel automatique, un peu déroutant : les lignes apparaissent vite, par blocs, se décalent rapidement vers le haut et disparaissent. Un entendant à du mal à suivre, un sourd je pense décrochera vite.
note 5/20
sur france 2 :
discours sous titré par processus traditionnel, le déroulé est plus fluide, plus calme ; revers de la médaille, tout n'est pas traduit. note 8/20
sur bfmtv :
discours non sous titré. Un sourd tombant la dessus saura seulement que "le président est en train d'adresser ses voeux". Un bandeau dessous (non visible ici) reprend certaines de ses phrases.
note 2/20
sur i-télé :
on voit le président, on ne sait pas à quel titre il intervient, pas de sous titrage ni d'explication accessible à un sourd.
note 1/20
sur france 3 :
son + sous titrage traditionnel + interprète LSF.
Ouf un sourd peut recevoir les voeux de son président.
note 18/20
Rédigé à 12:53 | Lien permanent | Commentaires (6)
(en réponse à une interrogation d'Ares)
en préambule je tiens à te préciser que je me suis posé la question de la comparaison... et que j'ai clairement tranché. Evidemment c'est avec mon vécu, avec mes idées, avec mes expériences et mes valeurs. Donc c'est forcément subjectif, et ce que je vais dire va surement agacer des personnes qui ont fait le choix opposé.
1° différence, la LSF est une LANGUE. Le LPC est un CODAGE.
Une langue c'est un tout, avec une histoire, un vécu, une communauté vernaculaire, des traditions et des valeurs. La LSF, comme toute langue, possède tous ces attributs. Le LPC est un système de transcription phonétique du français. Un codage.
C'est un peu comme si tu me demandais de comparer le chinois, à ... l'écriture en caractères latins du chinois. On n'est pas sur le même plan.
2° différence : Même si tout le monde peut coder, le LPC est (censé être..) adapté aux entendants, pour se faire comprendre des sourds. La LSF est une langue adaptée aux sourds.
3° différence : le LPC est une "rustine", on a inventé cette rustine pour pallier à l'echec patent de l'oralisme. Et cette rustine est poreuse. La LSF est la langue des sourds.
4° différence : Le LPC a été décrêté "bon pour les sourds" par des entendants. Bien peu de sourds seront d'accord avec ça. Ils ont l'impression qu'on les force à "singer" des mimiques artificielles, qu'ils détestent. Finalement cette caractéristique c'est comme l'implant électronique : décreté pour pour les sourds... par des entendants...
5° différence : les progrès sont rapides en LPC, mais se bloquent a un certain niveau . On fait vite le tour de codes permettant de discriminer des sons . Le taux de compréhension entre "oral" pur et "oral avec codage LPC" passe péniblement de 10 % à 30 % (pour des experts)... bof.
6° différence (et celle là je la mets au crédit du codage LPC) : comme ce n'est qu'une autre manière de parler français, on apprend .... le français. Et donc, notamment dans l'écrit, on finit par se débrouiller mieux en français, si l'on grandit en codant, que si l'on grandit en parlant la LSF.
Bref ma démarche à moi, c'est d'aider les sourds, pas de me faire croire à moi même que j'aide les sourds.
J'apprends donc leur langue.
Salutations Ares.
Rédigé à 14:43 | Lien permanent | Commentaires (12)
Le cinéma Cinéville de Parc Lann à Vannes, passera une séance (unique) du film "les intouchables", sous titré en VF, le mercredi 30 novembre à 18h25.
J'espère que vous pourrez tous venir nombreux en tant que public sourd, pour appuyer cette démarche courageuse du cinéma (si ils font recette, ceci les incitera à recommencer l'expérience).
Merci d'assurer une large diffusion de cette information aux personnes concernées.
Rédigé à 21:37 | Lien permanent | Commentaires (1)
ELIX
Elix est un dictionnaire, une vidéothèque et une communauté en LSF.
Ce nouveau concept a pour objectif de comprendre le sens des mots, proposer des signes, partager ses connaissances, échanger, et bien sûr, enrichir la langue des signes comme un « dictionnaire Larousse Sourd ».
Vous pouvez donc, après une recherche dans le dictionnaire, voir une vidéo en langage des signes français du mot que vous voulez !
Elix est aussi présent sur de nombreux évènements en rapport avec la langue et le langage.
trouvé sur l'excellent site lsfplus
Rédigé à 12:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Coupe du monde de rugby aura lieu du 10 septembre au 23
octobre en Nouvelle-Zélande. Le magazine Websourd a décidé de
suivre les matchs de l’équipe française. La France commencera
par jouer contre le Japon samedi (diffusé sur TF1 à 8 h du matin).
Websourd proposera des commentaires et des analyses des
matchs. Des articles seront aussi proposés pour mieux connaître
ce sport, ses règles, les équipes participant à la Coupe et pour
découvrir la Nouvelle-Zélande.
Pour en savoir plus :
Rédigé à 12:17 | Lien permanent | Commentaires (1)
Hier dans la conversation animée (au café signes) j'ai été amené a signer la phrase suivante :
"On se contacte de temps en temps" en parlant de moi et d'une autre personne.
Je me suis surpris à faire spontanément le signe contact mais en le répétant dans le vide suivant le rythme et la position dans l'espace du signe de temps en temps.
Je pense que c'était tout à fait pertinent, et d'ailleurs tout le monde a compris ce que ça voulait dire.
En fait j'ai pensé à Ares et je me suis dit que c'était un bon exemple de syntaxe.
Par contre je ne sais pas poster de video pour montrer ça ....
Rédigé à 19:35 | Lien permanent | Commentaires (2)
Ce nouveau numéro d’urgence national gratuit est ouvert 7 jours sur 7, 24h/24.
Il est accessible dans un premier temps exclusivement par FAX ou par SMS.
Il ne reçoit pas les appels vocaux téléphoniques.
Documents à télécharger.
Rédigé à 14:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Quand je traduis [...] ce n’est pas un mot par un mot mais une idée par une idée que j’exprime.
Cette pensée est attribuée à Saint-Jérôme, saint-patron des traducteurs.
trouvé là
Rédigé à 16:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
(en réponse à un questionnement d'Ares)
C'est un concept que je trouve un peu à géométrie variable suivant celui qui l'emploie.
Dans un signe complexe (ou dans une phrase comprenant un mélange de signes) la main dominante sera celle qui prend en charge le geste le plus compliqué. En gros celle avec laquelle tu es le plus à l'aise, tout simplement.
Exemple :
je passe en marchant sous un pont :
si tu te rappelles bien les fiches: on décrit d'abord le lieu : pont
Puis on transforme ce lieu, statique dans l'action, en classificateur, par exemple un V inversé , statique, positionné dans l'espace (mais tout dépend en fait de la forme du pont suggéré!)
Puis avec l'autre main on fera directement un classificateur V inversé en train de marcher (ça a l'avantage, par rapport au signe standard marcher de pouvoir être signé d'une seule main, car il faut libérer l'autre pour la classificateur du pont)
résumons :
les mains font "pont" puis une main devient classificateur fixe du pont.
l'autre main "marche" et passe .. sous le pont...
la main qui marche a plus de travail (elle participe par moitié au geste du pont, puis elle marche en V inversé pour passer sous le pont) que l'autre, qui fait une moitié de pont puis se fixe en V inversé.
Techniquement tu peux signer ça en donnant un role, OU L'AUTRE, a ta main gauche et a ta main droite. La main la plus a l'aise (droite si tu es droitier, gauche si tu es gaucher) prendra en charge la marche, ce sera ta main dominante.
Mais en fait rien n'est fixé !
si dans ton contexte, ton "pont " est situé absolumlent à droite, il faudra bien inverser !
Pour moi cette notion est floue.
Un sourd signe souvent, dans le contexte, à droite ou a gauche .
Ceci dit il y a des gestes que l'on prend l'habitude de latéraliser, toujours du meme coté :
les durées (heures, années..) se signent d'un manière ASYMETRIQUE, chaque main ayant un role attribué heure : la main gauche fixe en montrant le dessus du poignet, et l'autre main qui tourne au dessus de l'emplacement de la montre... avec un 1 (une heure) un 2 (deux heures, etc ...)
j'espère t'avoir répondu a peu près correctement.. :)
Rédigé à 17:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
SIGNEZ L’APPEL D’EMMANUELLE LABORIT dénonçant l’absence de réponse de l’Etat face au manque de moyens d’IVT International Visual Theatre, premier théâtre dédié à la langue des signes et aux arts du geste
Rédigé à 19:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé à 16:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
Très bonne nouvelle : dès ce mercredi 14 septembre le 114 sera enfin accessibles à tous en France métropolitaine.
Bonne nouvelle pour les sourds? Non, pas seulement. Car si désormais un sourd peut contacter les services d'urgence par SMS au 114, ce n'est pas forcément que pour lui : il peut être témoin d'une situation d'urgence et maintenant que le service est accessible, il peut sauver la vie d'autres personnes : c'est une bonne nouvelle pour tout le monde.
114
Rédigé à 13:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé à 17:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
Non !
On peut le regretter, mais en fait c'est plus un fantasme d'entendant qu'autre chose.
Une langue, quelle qu'elle soit, c'est une culture, une histoire, un passé, des communautés qui la pratiquent...
Il est donc difficile d'imaginer que la Langue des Signes Française soit identique avec la langue des signes japonaise, ou turque etc ....
Bien sur, il y a des "filiations", des "cousinages".
C'est ainsi que, pour des raisons historiques, l'ASL (american sign language) est assez proche de la LSF.
Pour des raisons tout aussi valables, le BSL (British Sign Language) est totalement différent de la plupart des autres, avec une conception radicalement différente.
Ceci dit des sourds de naissance de pays différents, quels qu'il soient, se comprennent TRES rapidement par signes, il y a un mode de fonctionnement cérébral commun.
Je peux citer une anecdote ou une connaissance sourde, accompagnée de son amie signeuse, faisant office d'interprète, s'est retrouvée dans un car de touristes français entendants, au pied de la grande muraille de Chine, avec un problème : l'interprète entendant Français-Chinois était absent car malade !
Avisant un groupe de chinois SOURDS, cette française sourde s'en est approchée et apres qq minutes, communiquait parfaitement avec eux.
Le groupe d'entendants français a donc pu bénéficier d'une visite commentée de la muraille de chine :
Sourd chinois <->Sourde française<->Interprete en français<->Entendants français.
compliqué, mais ça a marché ! :)
Pour être complet, il existe une "Langue de Signes internationale" (LSI), fortement basée sur l'ASL et la LSF, qui tend a se répandre, le BSL, par contre, trop différent et isolé, est en régression.
Rédigé à 22:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
(inspiré d'un article du même titre, dans le bouquin que je vous recommande) :
Bien souvent, le verbe et le nom qui en est tiré, se signent a priori de la même manière :
travail et travailler <--- exemple
C'est la position du signe dans la phrase, et la présence des autres mots, qui va faire la discrimination .
travail + mon + difficile = mon travail est difficile
lui + travail = il travaille.
Dans certains autres cas une nuance dans l'éxécution du geste distinguera :
le geste n'est pas tout, son contexte est important
Rédigé à 14:30 | Lien permanent | Commentaires (6)
Dans le cadre de la 8e campagne nationale de sensibilisation aux risques auditifs liés à l’écoute et à la pratique des musiques amplifiées, les associations A Plein Volume et AGI-SON organisent un événement musical et solidaire en faisant danser jeunes & malentendants, sur les sonorités du rock et de l’electro. Un bel endroit a été réservé à cette occasion ; rendez-vous à la Flèche d'Or le 27 septembre, pour les concerts de Fumuj et Furykane.
L’accès à la Culture fait partie des droits fondamentaux. Une question s’est posée : un groupe de musique peut-il rendre un concert accessible à des personnes souffrant de troubles de l’audition ? Briser la barrière du silence : c’est le challenge que s'est lancé FUMUJ, en mêlant rock, hip hop et musiques électroniques.
Désireux de fusionner les publics et de briser la barrière du silence, FUMUJ propose sur scène une création multi-sensorielle vouée à mêler l’univers des sourds et celui des entendants. Plus qu’un concert, une expérience innovante où FUMUJ met en place des dispositifs sensoriels tels que des récepteurs somesthésiques distribués au public pour ressentir les vibrations dans leurs mains, deux cheminées en plexiglas de 2,5 m de hauteur placées en salle dans la même optique, une vidéo interactive et une batterie lumineuse créées spécifiquement pour le spectacle ! Maîtrisant la langue des signes, Laetitia Tual participera au spectacle en proposant une traduction gestuelle « en direct » des textes du groupe FUMUJ.
Infos pratiques
La Flèche d’Or
102 rue de Bagnolet, Paris XXe
Métro Gambetta
Entrée 12€ (surplace, réservations FNAC / Digitick)
Ouverture des portes à 19h.
Début des concerts à 19h30
Rédigé à 12:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’impératif, en français, ne se conjuque qu’à deux personnes :
La seconde personne du singulier : -> prends
La seconde personne du pluriel : -> prenez
Plus rarement, on utilise la première personne du pluriel : -> prenons
Il ne se conjuque usuellement qu’au présent .
( il existe une forme passée, mais elle est désuète : aie pris, ayez pris )
Ici encore, en LSF, tout est dans la mimique : le mode impératif est indiqué par le biais d’une expression insistante dans les yeux, et d’un mouvement ferme de la tête.
Les nuances sont infinies (colère, ordre, supplique, demande polie…) et sont relativement intuitives (vitesse du geste en particulier..)
La distinction singulier/pluriel ( prends, prenons, prenez) dépendra du contexte (voir les 7 manières d’exprimer le pluriel) mais en général, du fait que dans l’impératif, la (les) personne(s) réceptrice(s) est (sont) bien identifiée(s) , ceci ne pose aucun problème.
Bref, le verbe, dans sa configuration neutre + la mimique adéquate + la nuance voulue + la direction envers le ou les récepteur(s) définira EN UN SEUL GESTE, la forme impérative.
Si quelqu’un peut m’indiquer un exemple vidéo, ce sera avec plaisir : je n’en ai trouvé dans aucun dictionnaire.
Rédigé à 18:53 | Lien permanent | Commentaires (3)
On peut intégrer plein de choses dans le verbe.
Voici un second exemple ou l'on intègre un classificateur :
deux personnes sont à table.
L'une dit à l'autre : donne moi un verre.
le français signé sera : donner + moi + un +verre
en LSF la main droite décrira le classificateur du verre (un "O" mais ouvert vers le haut)
Ce classificateur sera "posé " sur la main gauche à plat , paume en l'air, et le geste ira de celui qui donne le verre, à celui qui demande . Le tout fait un seul signe.
L'impératif et sa nuance (ordre, demande, supplique, s'il te plait, impériosité etc ....) sera exprimé par l'expression, la cadence, etc .... (voir l'impératif, plus loin).
Rédigé à 13:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
Chaque verbe a son signe, OK.
Nous avons déjà vu, avec les verbes directionnels que dans le seul signe on pouvait intégrer "plus" de sens que le strict mot traduit.
Un seul signe signifiera "il me téléphone" ou "nous lui téléphonons" ou "tu leur téléphones" etc ... à partir du verbe "téléphoner".
Cette notion est tout à fait générale en LSF : il est plutôt rare que le signe du verbe ne signifie "que" le verbe.
Un exemple (un peu caricatural, mais significatif):
La vitesse du signe (+rapide) signifiera "je marche VITE" au lieu de je marche.
A priori, aucun signeur ne signera je marche + vite
Le cas échéant, vous seriez en présence de "français signé" et non pas de LSF
Rédigé à 12:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
en général une phrase au conditionnel comporte en premier la proposition conditionnelle, suivi de l'action déclenchée (ou pas)
demain SI il pleut, [ALORS] j'irai au cinéma.
les signes SI , Au cas ou, dans l'éventualité de, (que l'on nomme "pi") etc .... existent. Mais ils ne sont utilisés que pour marquer avec insistance la condition, ou alors avec un signeur débutant.
en général la construction :
demain + pleuvoir + aller + cinema
suffira, A CONDITION que le signeur utilise la mimique adéquate , finalement assez intuitive, même pour un locuteur en français, qui évoque l'éventualité : expression de doute, sourcils relevés, tête inclinée.
C'est une habitude à travailler quand on signe.
Rédigé à 14:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
je vais faire une (petite ?) pause dans ce court exposé de grammaire et de syntaxe de la LSF.
Et ceci pour plusieurs raisons :
->j'ai balayé les notions "simples", celles qui peuvent se dégrossir en quelques lignes sur une fiche.
->J'en ai probablement oubliées, mais le reste est plutot de la pratique, passant par une pratique de la LSF , et une connaissance de la culture sourde.
->Si vous pensez que d'autres notions peuvent faire l'objet d'une fiche, à vous de me le dire en répondant à ce post.
->J'ai eu quelques retours, globalement très positifs, mais plus j'aurai de remarques, sur l'utilité ou l'inutilité de cette initiative, mieux je pourrais me positionner. Donc, merci de mettre ici vos critiques, qu'elles soient positives ou négatives.
->je vais TENTER (car vraiment je ne suis pas doué en informatique !) de mettre une espèce de sondage ici pour collecter vos avis.
J'espère au moins vous avoir intéressés.
la parole est à vous
a+
Rédigé à 11:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il découle de ce qui précède que nous pouvons decrire ces derniers adjectifs possessifs sous la forme :
objet
+
une des 7 marques de pluriel, au choix dans le contexte
+
mon, ton, son, notre, votre leur.
Ouf ! Bien sûr seule la pratique permettra de rendre cette syntaxe inconsciente et automatique, dans une discussion !
Rédigé à 18:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
... en combinant , on arrive a décrire en tres peu de signes, un ensemble complexe d'objets , ce qui serait impossible en français :
livre + beaucoup = beaucoup de livres (mais c'est tout)
livre + main verticale (B) +répétition rapide de (B) en décalant latéralement = une rangée de livres
livre +main horizontale + répétition rapide en décalant vers le haut = une pile de livres
livre +main horizontale + répétition rapide en tapant dans le vide devant soi=des livres en désordre par terre.
grâce a ce classificateur, nous avons utilisé une description d'un pluriel en le situant dans l'espace.
Rédigé à 12:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il est assez difficile de donner une définition précise de ce concept.
Je vais commencer par un parallèle avec le français, mais ça ne décrit qu'une partie des choses. Il est , au mieux, imparfait !
dans le texte :
" j'ai vu François, hier. Je l'ai croisé dans un couloir de l'école".
le " l' " fait référence à François, il est utilisé pour alléger la seconde phrase .
Un peu de la même manière, le signeur ne va pas "resigner "François, il va le symboliser par un index vertical qui va "croiser" un autre index vertical (symbolisant le signeur) . appelons ce signe "croisement index".
on aura :
hier + François + voir. Ecole+couloir +"croisement index".
les index ont pu symboliser la scene du croisement, du fait que le contexte spatial, temporel et des participants, avait été décrit auparavant.
Cet index vertical est un "classificateur" .
Les classificateurs jouent un role central en LSF, et permettent facilement de décrire de nombreuse situations (y compris certains pluriels, voir note précédente).
Le classificateur (c'est a dire, en fait la forme choisie) rappellera, au mieux, la forme spatiale de l'objet ou du personnage qu'il désigne.
exemples non exhaustifs :
index : objet fin et allongé, personne
4 doigts : une file de personnes
main à plat : objet plat : (livre, feuille de papier, ...) mais aussi, dans le contexte, une voiture par exemple
etc ...
Rédigé à 12:42 | Lien permanent | Commentaires (2)
Le mot "les" ou "des" n'existe pas en LSF : les sourds préfèrent, et de loin, préciser de manière plus contextuelle le type du pluriel utilisé. C'est plus efficace et beaucoup plus riche en informations.
Dans la grammaire "IVT" (voir le site --> site de IVT ) l'auteur (Bill Moody) identifie 7 manières de décrire un pluriel ; chacune des manières a son usage préférentiel en fonction du contexte : leurs utilités respectives ne se juxtaposent pas.
– signer un chiffre précis (par exemple : trois chaise )
– ajouter un signe de quantité indéfinie (par exemple : beaucoup chaise )
- ajouter un pronom pluriel dans la phrase : faire suivre le nom que l'on veut pluriel d'un pronom (ils, ou eux) ce qui passe la totalité de la phrase au pluriel :
exemple : etudiant + peut + apprendre + LSF ---> etudiant + ILS + peut +apprendre + LSF
– montrer du doigt plusieurs fois : étranger + toi +toi+toi+... --->les étrangers ou des étrangers (nuance incluse dans la mimique et le rythme entre les "toi")
- répéter le signe : personne + personne + personne + .. = des personnes (léger décalage latéral entre chaque signe)
– ajouter un classificateur pluriel ou répéter plusieurs fois un classificateur singulier.
je reviendrai sur ces 2 derniers points car je n'ai pas encore défini les classificateurs.
-a suivre-
Rédigé à 12:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le lecteur attentif aura remarqué, je n'ai pas évoqué la série :
mes , tes, ses, nos, vos, leurs....
Bien que la logique soit tout à fait identique, il me faut, auparavant, parler de la notion de pluriel.
Le coté iconique (gestuel et imagé) de la LSF entraine assez naturellement une "déclinaison plurielle" du signe singulier. Mais ce sont souvent des cas particuliers, presque à chaque fois.
Malheureusement, il n'y a pas de règle, similaire au "S à la fin du mot" du français.
Suivant le contexte, donc, le signeur utilisera plusieurs stratégies pour parler du pluriel.
Je vais essayer de démêler tout ça en plusieurs catégories logiques, mais ce n'est pas très évident .
- à suivre -
Rédigé à 18:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
à partir de la fiche mon ton son il est facile d'imaginer comment va se signer notre, à partir de "nous" , votre à partir de "vous" et leur à partir de "ils".
(rappel : un V remplace l'index seul, et puis c'est tout)
Rédigé à 15:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les noms propres ont ils un signe ?
Dupont, Toulon, Sarkozy, etc .....
tout dépend, en fait de la "notoriété" que vous accordez au nom.
Si, avec votre interlocuteur signeur, vous êtes amenés à parler , pour la première fois, du voisin du 3° qui s'appelle Dupont, il y a peu de chances pour qu'il y ait un signe qui le définisse a priori.
Donc vous allez l'épeler :D-U-P-O-N-T. Mais , très vite, en fait dès que l'on a épelé une seule fois, les deux signeurs vont s'entendre par convention sur un signe qui va définir cette personne. En effet, les sourds ont HORREUR d'épeler.
A partir de là, dans la suite de la conversation portant sur ce voisin du 3°, il sera désigné par son "nom-signe" : D + pont .
Mais attention : c'est une convention ! Basée sur une ressemblance du nom en FRANCAIS. Donc pas forcément intuitive pour un sourd de langue maternelle LSF. Si ce voisin a une caractéristique visuelle particulière, par exemple un nez cassé ou une grande taille, ou toujours habillé en vert , etc ... c'est plutot ceci qui sera utilisé pour lui donner un nom-signe, cette dernière démarche est plutot le fait de deux sourds de naissance, la démarche précédente étant plutot celle de deux entendants signeurs.
Par contre, tous les noms propres "célèbres" ou connus (noms d'homme politique, de chanteur, nom de ville, etc ...) ont leur propre signe. Vous en trouverez de nombreux exemples dans les dictionnaires en ligne de vocabulaire de LSF --->Là
Rédigé à 16:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
Précision : le pronom possessif se signe TOUJOURS APRES le nom auquel il se rattache :
---> conséquence : du fait que le nom est placé avant, il devient inutile de discerner le "mon" du "ma"
ou le "ton" du "ta" etc ...
il n'y a donc pas de pronom possessif féminin. (ma ta sa n'existent pas..)
CQFD
Rédigé à 11:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ces quelques fiches, combinées avec des notions de vocabulaire, sont faites pour aider les entendants débutants en LSF à se convaincre que la LSF n'est PAS une transcription du français.
Elle ses propres habitudes, coutumes, histoires, accents, argots, gros mots. Elle s'organise autour d'une vision de l'espace beaucoup plus riche que les autres langues (nous y reviendrons).
Bref c'est une culture à part entière.
Et le meilleur moyen de l'appréhender c'est d'aller fréquenter des sourds, en immersion dans LEUR langue. Vous verrez, passé un petit moment à vaincre ses inhibitions, notamment en gestuelle, c'est assez facile, et les sourds sont sympas.
Des "cafés-signes" existent dans de nombreuses villes. Ce sont des bars, le plus souvent, ou se rencontrent périodiquement sourds et entendants on y passe d'excellentes soirées autour d'une bière, et on signe !
Rédigé à 16:00 | Lien permanent | Commentaires (8)
Nous avons vu deux manières de situer la phrase dans le temps :
-->la ligne de temps
-->le complément de temps en début de phrase
La troisième manière consiste a signer une "précision temporelle" apres le verbe.
3 signes les plus usités :
pour marquer le futur immédiat :--> je vais bientot manger
pour marquer une action qui vient de se terminer --> je viens de manger
pour marquer une action terminée --> j'ai fini de manger
(j'a eu beau chercher dans les sites de vocabulaire, je n'ai pas trouvé de vidéo claire la dessus, désolé)
en résumé, à ce stade : vous pouvez touta fait signer des notions telles que :
je mange
je mangeais
je mangerai
j'ai mangé
je vais manger
...
on a progressé mine de rien non ?
Rédigé à 10:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
dans le même esprit, le "nous" se fera en désignant le groupe des "nous", à son interlocuteur, par un cercle qui parcours le groupe des nous , en s'y incluant.
La trajectoire précise de l'index dépend de ce que le signeur inclue dans le nous, donc dépend fortement du contexte . -----> nous
le "vous" (pas celui du vouvoiement, mais le pluriel qui désigne un groupe) sera exécuté par la désignation avec l'index du groupe (cercle) ou du détail (un par un) des membres du groupe des "vous" dont le signeur ne fait pas partie. tout dépend du contexte spatial
enfin le "ils", sur le même principe que "il", désignera de l'index le groupe concerné, mais le regard du signeur restera dirigé vers son interlocuteur.
Rédigé à 10:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
Comment conjugue t on un verbe en LSF ?
Là , il n'y a pas vraiment de parallèle évident avec le français.
Tout est dans une coordination regard-index !
pour "JE" c'est simple : par défaut (le verbe seul) c'est par convention le signeur qui s'exprime.
S'il signe : penser ça veut dire "je pense" .
S'il signe toi + penser ça veut dire : "tu penses".
Jusque là ça va, attention ça se complique :
S'il signe il + penser ça veut dire : "il pense".
Arrêtons nous un instant sur ce "il". En fait c'est le même geste que "tu" . Seule différence, le signeur ne regarde pas dans la direction de l'index, il regarde son interlocuteur. L'index désigne donc une troisième personne, c'est à dire "il".
Rédigé à 16:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
C'est un bien grand mot pour une notion simple.
Nous avons vu que la négation d'un verbe se fait en ajoutant le signe "ne pas" après ce dernier.
Cependant, certains verbes d'usage courant possèdent un signe spécifique pour exprimer leur négation.
Par exemple savoir et ne pas savoir n'ont aucun rapport.
La liste des verbes à négation spéciale fluctue ; il y en a plusieurs dizaines, et leur usage s'intègre avec la pratique .
Finalement, dans l'esprit, c'est un peu comme les verbes irréguliers en anglais.
Les plus courants :
aimer, avoir, avoir besoin,connaitre, croire, pouvoir, savoir, vouloir etc ....
Rédigé à 11:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
En français, une action négative est codée le plus souvent en y adjoignant "ne .. pas".
Je mange le chocolat. ---> Je ne mange pas le chocolat.
En LSF on rajoute le signe "ne pas" après la phrase.
chocolat + mange ----> chocolat + mange + ne pas
... avec l'avantage LSF de la mimique qui va "orienter" le sens neutre de la phrase :
"dégout" signifiera la cause (je n'aime pas le chocolat)
"regret" signifiera ... le regret :)))
etc ....
certains utilisent aussi le signe non dans ce contexte
... par contre, les verbes les plus courants ont une forme négative particulière... (leçon suivante !)
Rédigé à 14:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
En français, une question possède une forme grammaticale distincte :
Tu as mangé. (affirmation)
Est-ce que tu as mangé ? (interrogation)
Mais le langage courant utilise fréquemment " Tu as mangé ?"
dans ce dernier cas, l'écriture ne distingue les deux formes QUE par le point d'interrogation.
Pire : verbalement, la distinction ne se fait QUE par l'intonation.
En LSF on retrouve ces deux notions.
le SIGNE point d'interrogation peut très bien être mis à la fin d'une phrase (mais, pour les puristes, au début) signifiant que la phrase est interrogative. Ceci suffit à lever toute ambiguité.
Néanmoins, dans le signage courant, les sourds préfèreront une simple mimique interrogative, comme n'importe qui peut émettre (plissement des yeux + coup de menton).
Les deux codages pouvant se cumuler.
Rédigé à 15:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ici il ne sera (sauf cas particulier) pas donné de VOCABULAIRE.
En effet les "dictionnaires" vidéos de LSF sont nombreux sur le net.
Je vous recommande néanmoins cette adresse, moteur de recherche qui vous indique dans quels sites de dictionnaire LSF est présent le mot que vous recherchez :
Rédigé à 13:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Apres le temps, vient le lieu. En effet, la LSF est une langue visuelle et il est important de positionner au plus vite la scène à laquelle la phrase s'applique.
en français" le chat grimpe dans un arbre" oblige l'interlocuteur a attendre le dernier mot pour visualiser la scène.
En LSF il faudra D'ABORD parler d'un arbre, puis du chat qui grimpe dedans.
Si l'on combine avec la leçon d'hier, "je suis allé au cinéma, hier" deviendra :
"hier + cinema + aller" (aller au présent, sans JE car par convention, c'est le signeur qui parle par défaut)
Rédigé à 10:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'ordre des mots dans la phrase est différent du français.
En premier lieu on va (si nécessaire) parler du temps.
On a vu que le l'action pouvait se signer sur une "ligne de temps" virtuelle, par rapport au signeur. Ceci n'est utilisé QUE s'il y a nécessité de préciser le temps de l'action (passé, présent, à venir) .
En effet, deux autres moyens sont a notre disposition.
1) des signes spéciaux, a signer après le verbe, qui précisent son temps - nous y reviendrons-
2) la présence du complément de temps en début de phrase, qui est l'objet de cet article.
en français c'est pareil, on précise souvent la situation temporelle en début de phrase :
AUTREFOIS, on respectait les vieux
AUJOURD'HUI je ne travaille pas
L'ANNEE DERNIERE, je suis allé en Corse
DEMAIN, je déjeunerai avec Alain
DANS UN MOIS, j'ai rendez vous à l'hopital.
DANS UN SIECLE l'homme ira sur Mars
en LSF, chaque fois que c'est possible, on utilise cette structure, mais la conséquence, pour le verbe qui suit dans la phrase, est toujours de le mettre au présent.
Les actions "respecter", "déjeuner", avoir rendez vous" , "aller" seront signées au présent (c'est à dire, sans signe de conjuguaison, ni position particulière sur la ligne de temps) du fait que l'ambiguité est levée par le complément de temps.
(ce n'est pas si étrange : notons que c'était le cas en français pour la phrase DANS UN MOIS, j'ai rendez vous à l'hopital. )
Rédigé à 14:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
De nombreux verbes peuvent décrire des actions "directionnelles", c'est à dire allant de l'émetteur au récepteur.
téléphoner ; dire ; inviter ; accueillir ; rejoindre ; donner ; appeler etc ....
dans ce cas, le signe correspondant doit "aller" de l'émetteur au récepteur.
Exemple avec le signe évident "téléphone".
S'il est juste signé de manière neutre, il désigne l'objet, un point c'est tout.
Si le geste part de mon oreille et se dirige vers mon interlocuteur, il signifiera "je te téléphone"
Si le même geste (fait par moi) part de mon interlocuteur pour se diriger vers moi, il signifiera "tu me téléphones".
On voit ici que le signe n'est pas tout, son contexte est primordial.
voir ici la différence entre téléphoner et téléphone
Rédigé à 12:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
il n’existe pas beaucoup de conjugaison en LSF : la plupart du temps, il suffit au signeur de situer l’action sur la ligne du temps (perpendiculaire à lui : derrière son épaule le passé, au niveau de son corps le présent et devant lui le futur).
le même signe donnera une action dans le passé (derrière lui ou a cote de sa tete) , dans le présent (postion des mains normales) ou dans le futur (mais exagérément en avant)
je mange, je mangeais, je mangerai.
Rédigé à 23:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un signe est un ensemble complexe ; ce n'est jamais une simple configuration statique de la main, sans autre information, tel qu'une statue pourrait émettre.
on distingue plusieurs parametres, dont bien sur la "configuration " (la position des doigts) mais aussi, entre autres, l'emplacement, l'orientation, le mouvement, ... , et -très important- la mimique.
en effet l'expression du visage est fondamentale. Elle est dure à acquérir car, en tant qu'entendant, nous sommes habitués a émettre peu de choses par ce vecteur. C'est pourquoi le spectacle d'un signeur nous déroute par les mimiques incessantes dont il accompagne ses signes. Inversement, une formation théatrale, ou un gout pour le theatre ou le mime, est un énorme "plus" pour apprendre la LSF.
D'autres parametres, tels que la vitesse, la répétition, la posture du corps, le rythme entre les signes, jouent un peu le rôle que tiennent la ponctuation et l'intonation dans une phrase en français.
Rédigé à 16:01 | Lien permanent | Commentaires (4)
on peut discerner grossièrement 3 types de signes au sein du vocabulaire de la LSF :
--> les signes iconiques : nous venons d'en voir quelques uns (maison, boire..) souvent dérivés du mime, ils évoquent la plupart du temps un objet ou une action concrète
-->les signes reliés au français écrit : bien souvent un signe pourra incorporer une configuration de la main rappelant l'initiale du mot français (vacances, vert, vrai .. utilisent le V) seul le reste du signe (position mouvement...) diffère
-->les signes symboliques ou arbitraires : opposés aux signes iconiques, ils n'évoquent PAS la notion signifiée. Souvent utilisés pour des mots abstraits (bientot, interessant, difficile..).
des "mix" existent (des signes dérivés du mime, mais tellement symbolisés qu'il devient difficile d'en déceler l'origine)
d'autres types existent (les classificateurs, les signes de temps, les noms-signes) mais ce sont des cas particuliers.
dans un premier temps, un formateur en LSF privilégiera les mots iconiques, plus immédiats de comprehension...
Rédigé à 17:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
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