La première chose qu'on regarde de Grégoire Delacourt
Ce nouveau roman (après "la liste de mes envies") était attendu.
Impression complexe et mitigée.
Le style est forcé, on sent le "devoir en X pages". Mais il est talentueux, avec de beaux morceaux emphatiques ou d'images métaphoriques, sur cet amour improbable.

Le style évolue dans le bouquin, au début l'auteur cherche sa voie, peinant à transformer une "idée sympa" (Scarlett Johansson frappe à la porte ) en véritable scénario.
Il en découle un faux rythme, syncopé par des digressions à la Alexandre Vialatte, ou à la Philippe Meyer, ce qui peut être considéré comme un hommage, mais aussi comme une erreur, ces deux auteurs, enfin, surtout le premier héhéhé, utilisant cette figure de style de manière intrinsèque à leur pensée, alors que là il ne s'agit que de peinture de surface, pour meubler le vide de la page.
Un joli rebondissement au milieu du bouquin (non je ne le dirai pas ...) et là on se dit c'est bon ça va décoller ... et puis non.... on retombe dans des émois amoureux enfantins, joliment décrits, mais sans but et enfin, une fin annoncée, mais brutale, qui semble dire "bon ben j'en ai marre, hop je termine".
On passe d'Alexandre Vialatte à 6 feet under, mais sans logique, et sans le génie d'aucun des deux.
Je dirai :
bon style d'écriture
dommage ; travaillez mieux vos histoires
qu'avez vous voulu dire ?
Peut surement mieux faire.
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